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Mathieu Beauséjour
Tout au long de l’été flottent au-dessus des voies de circulation automobile des bandes de tissu noir, telles des bannières commerciales ou événementielles. Mais ici c’est le silence et le vide tant au niveau du contenu que de l’élément visuel. Elles sont noires recto-verso. Ces rectangles noirs dans l’espace médiatique questionnent la liberté de presse et de censure. Dans le contexte de PEEP show, de telles questions peuvent également êtres soulevées. Toutefois à l’échelle de l’avenue, ces rectangles noirs deviennent un objet plus graphique que conceptuel. Comme Beauséjour le mentionne, l’espace noir, flottant au-dessus de nos têtes, devient un lieu de repos pour l’oeil. Il n’est ni oppressif, ni dénonciateur, ni revendicateur ; sa présence évoque un vide sur cet espace si encombré. En supprimant toute information de ces bannières on y provoque un manque, un vide. Manifesté par certaines religions orientales, le vide est beaucoup plus que le plein : il appelle l’éveil.
Synopsis biographique
Artiste visuel, son travail s’élabore dans une perspective de résistance, de détournement et de subversion sémiotique. La production de Beauséjour s’immisce autant dans le quotidien qu’au coeur du système de l’art contemporain et cela en questionnant systématiquement le lieu ou le mode de diffusion. En ce sens, sa démarche est contextuelle et imprégnée de la notion de projet, développant son travail de façon spécifique à chacun des espaces qu’il occupe, que ce soit une galerie, un site d’intervention, un média imprimé ou pour le temps d’une action. En 2007, il a présenté Pentagone dans le cadre d’Artéfact 2007 (Montréal), Filth à Scène Québec à Ottawa et Monument à la Fonderie Darling de Montréal. www.mathieubeausejour.com
Crédit photo : Denis Farley |
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